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Le point de vue d'un psychanalyste
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Piste

Si l'on souhaite exploiter le contenu de cette analyse, afin d'en dégager une piste de réflexion en vue de travailler sur la problématique du Mal Mort, il faudrait prendre en compte ce qui a été avancé au chapitre « 2ème temps de la séquence : meurtre du Mal Mort », plus particulièrement au paragraphe « Pensée magique » :
Le premier stade de la séquence du meurtre suicidaire - la présence du désir mal mort à l'intérieur du sujet - peut être ou ne pas être conscient, selon qu'il a ou non refoulé son désir. Par contre, le second stade de la séquence - l'incarnation du désir mal mort dans une victime substitutive - n'est, lui, jamais conscient. Absolument jamais.

Car s'il l'était ou s'il le devenait, la pensée magique ne pourrait opérer, le processus ne s'amorcerait pas, ou se désamorcerait, et le mécanisme menant au passage à l'acte serait enrayé.

En effet, ainsi que cela apparaît dans ce chapitre : la pensée magique n'est utilisée ici ni consciemment ni volontairement.

Une telle remarque sur le passage de l'inconscient au conscient mériterait d'être prise en compte par les lecteurs thérapeutes. En effet, ces réflexions constituent peut-être une piste à suivre dans les thérapies des « candidats » au meurtre suicidaire qui pourront être entreprises, pour autant que de telles tendances aient pu être préventivement dépistées chez certains sujets, ou dans les thérapies des sujets déjà engagés dans le processus menant vers le passage à l'acte, qui accepteraient d'essayer de l'enrayer.

Ce texte a été écrit pour apporter une vision théorique de ce phénomène afin de le réduire. S'il pouvait contribuer au succès d'une démarche thérapeutique, ne serait-ce qu'auprès d'un seul « candidat » au meurtre suicidaire, en évitant qu'il n'effectue un passage à l'acte, alors il n'aurait pas été écrit en vain.

 

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